Les émotions (6/6) | Prochaines étapes vers l’amour, la joie et la paix

Les émotions (6/6) | Prochaines étapes vers l’amour, la joie et la paix

Exhortation

La restauration de la personne en ruine consiste, au niveau émotionnel, à accepter de cultiver l’amour, la joie et la paix, d’abord en les recevant de Dieu et de ceux qui vivent selon ses principes, ensuite en les étendant aux autres. Nous ne pouvons pas aborder le problème dans l’autre sens. Il est impossible d’attaquer de plein front les sentiments destructeurs. C’est pourtant l’erreur de bien des sagesses. L’amour, la joie et la paix nourris dans la communion avec Dieu bannit la crainte, la colère, les désirs insatisfaits, les blessures et le rejet. Il n’y a plus de place pour eux. Ou s’il y en a encore, ils perdent du terrain. Appartenir à Christ ne signifie pas que les mauvais sentiments seront automatiquement éradiqués de nos vies, mais cela implique de les crucifier (Galates 5.24). Les sentiments négatifs et destructeurs seront un jour ou l’autre mis à mort chez la personne qui offre le trône et la direction de sa vie à Christ et se charge de sa croix.

Maintenant que nous avons la vision (rappelez-vous du modèle VIM), ne négligeons pas l’intention dans ce que nous sommes et faisons. Si nos pensées sont dirigées vers Dieu, notre marche avec Jésus nous montrera en pratique quels seront les moyens à adopter pour permettre à cette vision de se concrétiser.

Pour beaucoup d’entre nous, décrire honnêtement nos sentiments véritables est un exercice très exigeant. « Aimer sans hypocrisie » (Romains 12.9) demande de sérieux efforts. La vie quotidienne est tellement empreinte de fausses expressions d’amour et de réelles manifestations de mépris et de colère, qu’il est difficile d’éviter l’hypocrisie dans certaines situations. Et pourtant, rien que le fait d’apprendre à éviter cette hypocrisie fera toute la différence.

En reconnaissant la réalité de nos sentiments, nous acceptons de remettre à Dieu ceux qui sont destructeurs et qui nous amènent à faire ou à être ce que nous savons être mal. Il serait judicieux d’écrire le nom de ces sentiments dans une lettre adressée au Seigneur ou discuter de ce sujet avec un frère ou une sœur rempli(e) de sagesse, qui saura nous écouter tout en restant aligné ave la volonté de Dieu. Le Seigneur nous aidera.

En recevant l’amour, la joie et la paix de la part de Dieu et d’autres personnes, et en nous efforçant de les étendre à ceux qui nous entourent, nos sentiments destructeurs deviendront visibles aux yeux de tous. Lorsque c’est le cas, nous ne devons ni les renier, ni nous attarder dessus. Ne prétendons être remplis de joie lorsque nous ne le sommes pas ; ne nous en voulons pas lorsque nous ne ressentons pas cette joie. Au contraire, identifions ces sentiments destructeurs et abandonnons-les, puis retournons auprès de Dieu pour nous immerger dans son amour, sa joie et sa paix et pour les étendre à d’autres, par le pouvoir de sa grâce.

Entraînement

Réfléchissez aux images, idées et informations qui pourraient vous guider vers l’amour, la joie et la paix de Dieu. Cela peut être aussi simple que le vol d’un colibri ou aussi complexe que le concept de la mort propitiatoire de Christ. Ecrivez quelques mots ou phrases qui vous viennent à l’esprit.

En parallèle, considérez les sentiments destructeurs qui rythment votre vie depuis quelques jours (par exemple, la crainte, la colère, les désirs insatisfaits, le sentiment d’avoir été blessé ou encore le rejet). Prenez votre temps. Si rien ne vous vient à l’esprit, demandez à Dieu de vous montrer ces sentiments destructeurs et préparez-vous à les recevoir.

Demandez à l’Esprit de vous révéler les conditions sous-jacentes à la base de ces sentiments destructeurs (vengeance, mépris, apitoiement sur soi, sentiment de ne pas être assez bien). Demandez-lui de vous révéler les idées, images et informations qui nourrissent ces sentiments et que vous ressassez en permanence dans votre tête (ou que vous cherchez à faire défiler sous vos yeux par l’intermédiaire des médias).

Enfin, demandez à l’Esprit de remplacer ces conditions et ces sentiments destructeurs par des conditions d’amour, de joie et de paix (ainsi que de confiance et d’espérance) afin que ces dernières viennent habiter en vous. Réfléchissez aux pensées dont vous auriez besoin pour cultiver les conditions d’amour, de joie et de paix.

Remerciez Dieu d’être l’essence même de l’amour et de vouloir votre bien aujourd’hui.

N’oublions à aucun instant que le but de travailler sur notre vie intérieure, ici les émotions, est d’apprendre à cultiver la présence de Dieu et apprendre à lui faire confiance dans les détails du quotidien. Apprenons de deux psaumes de David :

Au maître chantre. Selon Jéduthun. Psaume de David.
Oui, mon âme reste en paix, regardant à Dieu. De lui vient ma délivrance !


Oui, c’est lui qui est mon rocher et mon salut, Ma haute retraite ; je ne serai pas fortement ébranlé.


Jusques à quand vous jetterez-vous sur un homme, Chercherez-vous tous à l’abattre, Comme une muraille qui penche, Comme une clôture qu’on jette bas ?

Oui, ils n’ont de pensées que pour le précipiter de son poste élevé, Se plaisant au mensonge, Bénissant de la bouche Et maudissant en leur cœur.


Oui, reste en paix, mon âme, regardant à Dieu ; Car de lui vient mon espérance.


Oui, c’est lui qui est mon rocher et mon salut, Ma haute retraite ; je ne serai point ébranlé.


Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire ; Le rocher de ma force, mon refuge est en Dieu.


Confiez-vous en Dieu, vous, mes gens, en tout temps ; Répandez vos cœurs devant lui ; Dieu est pour nous un refuge.


Pure vanité sont les fils du peuple, Mensonge, les fils des grands ; Sur la balance, ils montent ! Tous ensemble, ils ne sont que vanité.


Ne vous confiez pas dans la violence, Et ne tirez pas vanité de la rapine ; Si la richesse abonde, n’y mettez pas votre cœur.


Dieu a parlé une fois ; Deux fois, j’ai entendu ceci : La force est à Dieu !


À toi aussi, Seigneur, la miséricorde, Car c’est toi qui rends à chacun selon ses œuvres !

Psaumes 62

Ô Dieu, c’est toi mon Père, toujours je te cherche;
mon cœur a soif de toi;

loin de toi, même mon corps se dessèche
comme une terre brûlée qui manque d’eau.

Souvent, je m’arrête en ta présence
pour contempler la puissance de ton amour.

Cet amour plus merveilleux que la vie,
je voudrais le célébrer à pleine bouche.

Tous les jours de ma vie, je veux te louer,
porter ton nom dans un cœur toujours en prière,

pour qu’il s’en trouve rassasié
et qu’il puisse chanter sa joie d’être aimé de toi.

Quand je veille et quand je m’endors,
toujours et partout, Père, tu m’accompagnes.

Je te suis, je me serre contre toi;
tu me tiens la main, tu veilles sur moi.

Et mon cœur s’émerveille de ta présence,
il éclate en chants de joie.

C’est pourquoi les épreuves ne me font pas peur;
elles finissent toujours par s’évanouir.

Tu fais de chacune une occasion de grâce;
elle n’est plus qu’un mauvais souvenir.

Et moi, dans le Père, je fêterai ces victoires,
c’est avec lui que ses enfants diront avec fierté:
 » Il nous a délivrés du mal ! « 

Psaumes 63