Les émotions (5/6) | Un être de joie et de paix

Les émotions (5/6) | Un être de joie et de paix

Exhortation

La joie vient naturellement dans la présence de Dieu, car son essence la plus profonde est l’amour. La joie est un sentiment de bien-être omniprésent qui dépasse n’importe quel plaisir (pour ce module la joie, et la paix aussi d’ailleurs, est considérée comme un sentiment, on verra plus tard qu’il est approprié de la définir comme un état dans laquelle se trouve l’âme). Elle est un élément de base de la transformation intérieure à l’image de Christ et des actions publiques qui en résultent. C’est la raison pour laquelle Jésus a pu dire à ses amis la nuit qui a précédé sa crucifixion : « Je vous ai dit cela afin que ma joie demeure en vous et que votre joie soit complète. » (Jean 15.11)

Un réservoir de joie « rempli » est la première ligne de défense contre la faiblesse, l’échec et les maux de l’esprit et du corps. Et même lorsque ceux-ci envahissent votre vie, « la joie du Seigneur est votre force » (Néhémie 8.10). Ne soyons pas passifs, ne laissons pas la joie se dissiper en regardant en arrière vers nos péchés et nos échecs, ou en avant vers les soucis de l’existence, du travail, nos responsabilités, nos tentations et nos manques. En agissant de la sorte, nous plaçons nos espoirs dans les mauvaises choses – c’est-à-dire en nous-mêmes. A la place, regardons à la grandeur et à la bonté de Dieu et à ce qu’il va faire dans nos vies.

La paix est l’assurance que tout ira bien. Nous ne tentons plus à tout prix, que ce soit en notre for intérieur ou par nos actions, à obtenir un résultat. La réussite, c’est être en paix avec Dieu et les autres. Cette paix dépend d’une grâce qui nous dépasse, nos efforts ne peuvent rien y apporter.

Lorsque quelqu’un ne manifeste pas la grâce et la miséricorde auxquelles j’aspire, je dois les rechercher en abondance auprès de Dieu. Rappelons-nous de ces paroles : « Qui nous condamnera ? Jésus-Christ est mort, bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il intercède pour nous ! » (Romains 8.34, paraphrase) Assuré de cela, je peux « rechercher la paix avec tous les hommes » (Hébreux 12.14). Même dans des situations de conflits, le conflit ne doit pas avoir lieu en moi. Il peut m’arriver de devoir tenir ferme sur mes positions, mais le résultat final ne m’appartient pas. Je ne dois pas m’emporter sur ceux dont je ne cautionne pas les actions.

Les plus grands apprentis de Jésus ont découvert depuis longtemps que le secret de cette paix réside dans l’abandon à Dieu. Dieu est amour et il est grand. Dès lors, rien de mal ne peut m’arriver lorsque je suis dans ses bras. Rien ne peut m’arriver qui ne sera à mon avantage. Rien. Et la Parole de Dieu l’affirme haut et fort : « A celui qui est ferme dans ses intentions, tu assures une paix profonde parce qu’il se confie en toi. » (Esaïe 26.3)

Est-ce étrange d’associer abandon à Dieu et joie ? L’abandon n’est-il pas synonyme de misère ? Peut-être serait-il plus judicieux de lier abandon et paix – mais la joie ?

Pourtant, en prenant de la hauteur, nous voyons que la paix et la joie sont basées sur la confiance en Dieu (la foi). Dans cette confiance, je peux m’abandonner à Dieu, jusqu’à mourir à moi-même. Ce faisant, mes efforts personnels s’amenuiseront et la joie jaillira spontanément. S’il m’arrive de temps à autres de « m’inquiéter pour rien », la paix de Dieu gardera mon cœur et mes pensées en Jésus-Christ (Philippiens 4.6-7).

Entraînement

  1. Méditez sur les définitions proposées concernant joie et paix.
  2. Pour expérimenter la joie et la paix de Dieu, n’hésitons pas à les demander

Essayez de prier de cette manière : « Ô Dieu, je cherche ta paix parfaite qui dépasse ma compréhension. Je te remets mes habitudes de :

  • Revenir sans cesse sur des péchés et/ou des échecs passés tels que…
  • M’inquiéter de ce qui pourrait m’arriver si…
  • Me concentrer sur les soucis au travail, des responsabilités à prendre, des tentations à éviter, des manques à combler, tels que…
  • Ne compter que sur moi pour régler les choses avec…
  • Faire en sorte que les choses s’arrangent avec…
  • Être fâché sur… dont je ne cautionne pas les actions.

Pendant la semaine, considérez l’une de ces habitudes que vous voyez en vous et prenez un peu de temps dessus pour voir les émotions toxiques qui sont à l’origine du manque de joie et de paix. Demandez-vous honnêtement si vous voulez abandonnez cette émotion toxique pour trouver la joie et la paix ou si vous y tenez pour quelques raisons. Prenez les temps d’écrire ces raisons et d’y revenir en répétant la prière suggérée.

« Tu me garderas dans une paix profonde parce que je me confie en toi. » (Esaïe 26.3, paraphrase)