Les émotions (1/6) : Quand les émotions nous dirigent

Les émotions (1/6) : Quand les émotions nous dirigent

Exhortation

Les émotions sont comme des enfants indisciplinés qui réclament notre attention : il nous est impossible de les ignorer. En outre, personne ne peut les maîtriser au moment de prendre une décision. Rien n’y fera : ni tenter de les attaquer de front, de leur résister ou encore de les réorienter par notre simple volonté.

En règle générale, les personnes qui se laissent submerger par leurs émotions (colère, peur, titillation sexuelle, envie de nourriture, besoin de paraître ou conséquences de blessures du passé) croient au fond d’eux-mêmes que leurs émotions doivent être satisfaites. Leur stratégie de longue date est de résister aux émotions plutôt que de les changer ou de les remplacer. Elles sont ainsi devenues des « dieux » de leur petit monde. A l’inverse, celui ou celle qui reconnaît avec joie la majesté de Dieu accepte que les émotions ne doivent pas être satisfaites.

Embrasser une telle vision de vie requiert une ouverture à un changement radical, à un programme étape par étape, à une grande dose de grâce divine. Pour la plupart d’entre nous, nous ne l’accepterons qu’après avoir touché le fond et nous être rendu compte que nous nous égarons. Nous n’y arrivons pas parce que nous ne pouvons pas imaginer quel genre de personne nous serions sans nos craintes, nos colères, nos jeux de pouvoir et les blessures que nous avons reçues au sein du foyer familial, à l’école ou pendant l’enfance. Mais lorsque nous acceptons cette nouvelle vision, nous nous voyons comme transformés en vue de refléter Jésus-Christ. Finies toutes ces heures passées à fantasmer sur nos émotions et nos vengeances, fini le désir de dominer ou de blesser l’autre par notre attitude, nos mots ou nos actions. Dorénavant, nous choisissons de ne plus rendre le mal pour le mal – tu me pousses, je te pousse ; tu me frappes, je te frappe ; tu te moques, je me moque ; tu me méprises, je te méprise. Nous ne chercherons plus à satisfaire les désirs de notre chair, la convoitise des yeux et notre orgueil (voir 1 Jean 2.16).

Nous n’avons souvent aucune idée de qui nous serons si nous « nous dépouillons du vieil homme » (ce qui implique les mauvaises émotions) pour nous « revêtir de l’homme nouveau » (les bonnes émotions). Le point de départ est d’aspirer à obtenir l’identité d’un « apprenti de Jésus ».

Comment complèteriez-vous la phrase suivante : « Qui serais-je si je n’étais pas ______________________ ? » Vous pourriez y insérer des termes tels que « râleur, passionné (souvent un euphémisme pour dire « obstiné »), pointilleux (c’est-à-dire perfectionniste), blagueur (ce qui pourrait se manifester par des taquineries incessantes ou du sarcasme). Nous avons pris l’habitude de nous comporter d’une certaine façon. D’autres ont dit de nous que nous étions « comme ça » et c’est devenu une partie de notre identité. Par exemple, j’ai connu un homme qui ne se sentait pas vivant tant qu’il ne se mettait pas dans une rage folle.

Entraînement

Etude et prière

« Faites donc mourir en vous ce qui est terrestre : l’immoralité sexuelle, l’impureté, les passions, les mauvais désirs et la soif de posséder, qui est une idolâtrie. C’est à cause de cela que la colère de Dieu vient [sur les hommes rebelles]. Vous aussi autrefois, lorsque vous viviez parmi eux, vous marchiez dans ces péchés. Mais maintenant, renoncez à tout cela, à la colère, à la fureur, à la méchanceté, à la calomnie, aux grossièretés qui pourraient sortir de votre bouche. Ne vous mentez pas les uns aux autres, car vous vous êtes dépouillés du vieil homme et de ses manières d’agir, vous avez revêtu l’homme nouveau qui se renouvelle pour parvenir à la vraie connaissance, conformément à l’image de celui qui l’a créé. » (Colossiens 3.5-10)

Priez en posant à Dieu ces questions : Est-il possible de…

  • Mettre à mort ce qui fait partie intégrante de ma nature terrestre ?
  • Me dépouiller du vieil homme et de ses pratiques ?
  • Me revêtir de l’homme nouveau, lequel se renouvelle pour parvenir à la vraie connaissance, conformément à l’image de mon Créateur ?

Lisez également Matthieu 5.21-48, et reformulez les 6 paragraphes avec vos propres mots (comme si vous deviez donner un titre aux thèmes qu’ils abordent)

Silence et solitude, introspection

Après votre discipline de silence et de solitude quotidienne ou hebdomadaire, posez-vous les questions suivantes :

  • Parmi les actions que vous réalisez et qui vous peinent, identifiez la plus redondante à vos yeux et tentez de la raccrocher à une ou plusieurs émotion(s). (l’exercice sur Matthieu 5 plus haut peut aider)
  • Nous avons appris que « nous produisons ce que nous sommes. » Qu’est-ce que cette action dit sur l’identité de notre ancienne nature ?
  • Nous savons aussi que « Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous » (Ephésiens 5.8). La présence de notre ancienne nature ne devrait pas nous décourager au point de nous faire oublier qu’une nouvelle nature est en formation (2 Corinthiens 5.17)
  • Aussi « nous devenons ce que nous adorons » :
    Si je tiens fortement à cette action (après tout, elle se reproduit sans cesse) c’est peut-être parce que je suis fortement attaché à l’émotion liée à cette action. Ainsi, mon identité est, au moins en partie, définit par ça.
    • Confessez-le à Dieu dans le secret
    • Proclamez : « Seigneur je sais que tu m’aimes, tu as fais de moi ton enfant, tu m’invites à te suivre sur le chemin du reniement chaque jour (dépouillement du viel homme) pour revêtir cette nouvelle identité » (Luc 9.23)
    • Déclarez : « Je veux devenir plus comme toi dans mes émotions. Apprends-moi comment t’adorer à travers toutes les activités de ma journée. »
    • Planifiez (dans l’agenda hebdomadaire) de chercher et trouver, avec méthode, ce comment (chercher le conseil d’autres et expérimenter la pratique des disciplines spirituelles adéquates), pour que la nouvelle identité se précise de jour en jour.

Mémorisation

Répétez constamment toute la semaine :

«Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs»

Galates 5.24