Le corps, au même titre que les autres aspects de l’individu, peut être reprogrammé jusqu’à devenir notre allié dans notre processus de transformation à l’image de Christ. Comment ?

Le pays promis aux Israélites était rempli de bonnes choses : « un pays où coulent le lait et le miel », comme le décrit le texte à diverses reprises. Sa conquête a néanmoins exigé une action humaine minutieuse, constante et réfléchie sur une longue période de temps. Au début de cette aventure, les murs de Jéricho se sont écroulés pour manifester la présence et la puissance de Dieu, mais cet épisode ne s’est plus reproduit. Les Israélites, certes aidés par l’assistance divine, ont dû prendre les autres villes en combat rapproché.

Ce qui est vrai pour le pays promis l’est également pour chaque être humain qui vient à Dieu. Les Israélites ont été sauvés et délivrés par grâce, tout comme nous. Mais dans les deux cas, la grâce signifie que nous devons – et cela uniquement parce que Dieu le permet – être actifs à un point jamais atteint auparavant. Paul décrit la grâce comme suit : « Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute œuvre bonne » (2 Corinthiens 9.8).

Nous devons « poursuivre » Jésus. Le psalmiste l’exprime en ces mots : « Mon âme est attachée à toi ; Ta droite me soutient. » (Psaume 63.8) ; Paul s’écrie : « Connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts » (Philippiens 3.10-11). Que dire à ceux qui pensent avoir des choses plus importantes à faire que cela ? L’œuvre de la formation spirituelle en vue d’une transformation à l’image de Christ revient à réclamer le pays où coulent le lait et le miel et dans lequel nous devons, individuellement et communautairement, vivre avec Dieu.

Il est assez surprenant de commencer à croire que la transformation à l’image de Christ est réellement possible. Vous et moi pourrions vraiment devenir des personnes qui font du bien à leurs ennemis, écoutent attentivement les gens qui nous agacent, ou travaillent d’arrache-pied pour aider autrui sans rechercher une quelconque contrepartie.

Pour posséder le pays promis de la transformation, nous devons organiser nos vies différemment. Lorsque notre intérêt pour ces choses grandit, nous pourrions en arriver à abandonner les heures que nous réservons au shopping. Nous pourrions au contraire imaginer utiliser ce temps pour lire les Evangiles et méditer sur le caractère désintéressé de Jésus dont la personnalité irradiait au point que même les escrocs notoires aimaient manger avec lui. Nous serions subjugués par un Jésus terrestre qui aime ses ennemis, transpirant l’amour alors qu’Il lave les pieds du traître Judas.

Une telle transformation est possible. Dieu fera en sorte que nous soyons comblés de toutes grâces et que, possédant toujours de quoi satisfaire à nos besoins, nous ayons encore en abondance ce qu’il faut pour toute œuvre bonne. Dieu nous dirigera dans les efforts que nous entreprenons avec lui en vue de posséder le pays. Pour le moment, la question est la suivante : Suis-je convaincu que la transformation est possible ? Suis-je conscient que toutes mes actions quotidiennes contribuent à cette transformation ?

Défis pratiques :

Parlez à Dieu de cette opportunité de changement.
N’hésitez pas à formuler honnêtement vos doutes quant à votre transformation à l’image de Christ.

Dites à Dieu ce que vous admirez le plus chez Jésus et ce que vous voudriez pouvoir réaliser plus facilement avec l’aide de l’Esprit.
Exemple : Ne pas méprisez mon prochain mais l’élever, le valoriser dans mon cœur.

Remerciez Dieu pour cette occasion d’explorer ce processus de transformation.

Lectures proposées :

o 2 Corinthiens 3.5-18
o 2 Corinthiens 3.17-18 (mémorisation)
o Romains 12.1-21
o Romains 12.12 (mémorisation)
o Romains 13.1-14
o Romains 13.10 (mémorisation)