Si la vie d’un individu est organisée, elle l’est par la volonté (cœur/esprit). Cela n’est possible que si cela vient de l’intérieur. Le rôle de notre volonté est d’organiser nos vies dans leur ensemble, et ce autour de la personne de Dieu.

Le vouloir, l’action de choisir, est la capacité d’une personne d’être l’initiateur de choses et d’événements qui n’auraient pas vu le jour autrement. Par « initiateur », je sous-entends deux éléments indispensables à la vie humaine : la liberté et la créativité. Lorsque l’on regarde attentivement, il s’agit en réalité des deux côtés d’une même pièce : la capacité de faire le bien ou le mal.

La pensée d’un péché n’est pas un péché, ni même une tentation. La tentation est la pensée couplée à l’inclination à pécher, et cela peut concrètement se traduire par l’envie de s’attarder sur cette pensée ou de la rechercher. Sans oui intérieur, il n’y a pas de péché. Le péché, c’est notre oui intérieur à la tentation, c’est le simple fait de dire oui à la pensée de l’acte, même si nous ne passons jamais à l’action.

La vie humaine n’est pas gouvernée uniquement par la volonté, loin de là. Nos choix sont étroitement entrelacés dans ce processus. Pour être capable de choisir, un individu doit pouvoir avoir un objet ou un concept à l’esprit et des sentiments pour ou contre ce choix. Sentiments et pensées vont toujours de pair. Ils sont interdépendants et jamais isolés. Aucun sentiment ne voit le jour avant d’avoir au préalable transité en pensée dans notre esprit ; aucune pensée ne peut être contemplée en l’absence d’un sentiment positif ou négatif.

Celui qui sait contrôler son cœur est une personne prête à et capable de répondre aux aléas de la vie d’une manière bonne et juste. Sa volonté fonctionne correctement (elle choisit ce qui est bon et évite le mal) et les autres composantes de sa nature œuvrent pour cet objectif. Une telle personne réussit dans l’intégralité de sa vie ce que la plupart des gens n’arrivent à accomplir que ponctuellement et dans certains domaines.

Lorsque je pense que je dois faire quelque chose, je dépasse les sentiments pour arriver au choix (la volonté). Je réfléchis longuement à un sujet et je sais que je le regretterai si je ne fais pas ce choix. Ces trois composants – volonté, pensée et sentiments – sont tellement liés qu’il est presque impossible de les distinguer.

Bien souvent, nous désirons faire le bien, mais nos pensées et nos sentiments nous persuadent du contraire. A l’inverse, il arrive qu’alors que nous sommes prêts à nous abandonner à la tentation, des pensées sages ou la crainte des conséquences (les sentiments) nous aident à résister.

Défi pratique

Venez devant Dieu pour le louer et prier. Méditez un instant sur le fait que Dieu à offert aux humains la capacité de choisir, la possibilité d’exercer leur volonté. Réfléchissez à quel genre de Dieu est-il pour partager avec nous la capacité d’être initiateur de choses et d’événements avec liberté et créativité ? Quel genre de Dieu permet aux humains de sortir sa sphère d’influence tout en conservant la capacité, certes limité, d’agir en bien ou en mal ? Réfléchissez aux raisons pour lesquelles Dieu accorde aux humains tant de liberté.

Lorsque vous vous sentez prêt, faites monter vers Dieu des pensées telles que :

O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles !
Qui a connu la pensée du Seigneur, oui qui a été son conseiller ?
Qui lui a donné le premier, pour qu’Il ait à recevoir en retour ?
C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses.
A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen!

(Romains 11.33-36)

Lectures proposées

Continuez la lecture de l’Évangile de votre choix, arrêtez-vous sur l’un ou l’autre personnage rencontré et considérez comment sa volonté dirige ou redirige toute sa vie. Quel genre de pensées ou émotions habitent ce personnage. Par exemple, on peut comparer deux notables, celui en Luc 18.18-24 et Zachée en Luc 19.1-10.