Ce que nous sommes vient du cœur, nos vies sont le résultat de ce qui se passe au plus profond de notre être. De ce cœur/volonté/esprit procède notre interprétation du monde et de la réalité qui nous entoure. Celui-ci est à l’origine de nos choix, nos décisions de passer à l’action et nos tentatives de changer le monde. Par conséquent, le plus grand besoin de l’humanité est le renouvellement du cœur.

Ainsi, lorsque nous laissons Jésus révolutionner nos vies, nous nous donnons comme objectif de faire en sorte que toute vie humaine soit dirigée par sa sagesse, sa bonté et sa puissance, dans la perspective du plan éternel divin pour l’univers. Jésus révolutionne le caractère, il change les gens de l’intérieur par le biais d’une relation personnelle constante avec Dieu et les autres. Cette révolution transforme les idées, les croyances, nos choix par défaut, les habitudes relatives au corps et les relations sociales. Ceux qui se laissent changer de la sorte contribuent implicitement mais directement à la transformation des dynamiques sociales, de sorte que « la droiture soit comme un courant d’eau, et la justice comme un torrent qui ne tarit jamais » (Amos 5.24). Ces torrents ne couleront pas depuis des âmes corrompues.

L’expression « formation spirituelle » ou « croissance spirituelle » réfère au processus conduit par l’Esprit qui transforme un être humain au point que sa vie intérieure soit celle du Seigneur lui-même. Si notre croissance en Christ évolue bien, nous verrons notre vie extérieure déborder automatiquement du caractère et des enseignements de Jésus. La formation spirituelle chrétienne est entièrement focalisée sur Jésus. Elle vise la conformité à Christ depuis une transformation intérieure, laquelle n’aura lieu que si nous interagissons intentionnellement avec la grâce de Dieu en Jésus. L’obéissance est un résultat naturel de la formation spirituelle (voir Jean 13.34-35 ; Jean 14.21).

Si le peuple de Dieu suivait simplement la voie du cœur de Christ, il y trouverait un chemin sûr qui l’amènerait à devenir ceux qu’ils sont appelés à être : foncièrement bons et saints, débarrassés de toute arrogance, ruse et autosuffisance. Les assemblées chrétiennes deviendraient ce qu’elles ont déjà pu être à différentes époques de l’Histoire, et ce dont le monde a désespérément besoin aujourd’hui : d’incomparables écoles de vie « éternelle », c’est-à-dire d’une qualité irréprochable et d’une durée indéterminée.

Des phrases telles que : « Je n’ai pas eu le temps de réfléchir » ou « Cette mauvaise parole est sortie toute seule » montrent que nos actions extérieures ne sont pas dues au hasard. Au contraire, elles manifestent notre caractère profond. Lorsque des mots regrettables « sortent tout seul », c’est que nous n’avons pas eu le temps de déguiser ce qui se trouve dans nos cœurs avant que cela ne franchisse le seuil de nos lèvres. Des pensées douteuses sont à l’origine de paroles et de comportements répréhensibles. Ce genre de « réflexes » révèle publiquement les actions intérieures de notre cœur. Jésus a d’ailleurs expliqué que « c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. » (Luc 6.45)

Notre mission est de coopérer avec Dieu en le laissant nous transformer de l’intérieur jusqu’à revêtir la personnalité de Christ. Lorsque notre cœur « change d’alimentation », nous commençons à agir comme Jésus.

Si notre être intérieur est transformé, ce qui en sort apportera paix et justice. Aimer ne sera plus un effort pénible. Il ne nous viendra plus à l’esprit de penser ou d’agir sans amour, tandis que les actes aimants se succéderont sans que nous n’y prenions garde. Nous sourirons automatiquement à nos ennemis. Nous n’aurons plus le réflexe de nous disculper. Au contraire, nous prierons silencieusement pour la personne agaçante en face de nous. Prendre part à la cupidité et la malhonnêteté nous blesserait au plus profond de l’être, et nous serons incapables d’y recourir.

Défi Pratique

Quel genre de cœur aimeriez-vous avoir ? Osez rêver : patient, bon, ne recherchant pas son propre intérêt, pas facilement irritable (voir 1 Corinthiens 13.4-5). Quelles actions jailliraient naturellement d’un tel cœur ? Fermez les yeux et réfléchissez à ces choses.

Transformez ces rêves et ces désirs en prière. Si de tels rêves vous effraient, admettez-le à Dieu. Mes besoins seront-ils comblés ? Vais-je me laisser marcher dessus ? Si vous avez ces craintes, soumettez-les à Dieu et demandez-lui du courage. Intercéder pour qu’Il vous change de l’intérieur. Imaginez-vous comme quelqu’un au travers de qui « la droiture [est] comme un courant d’eau, et la justice comme un torrent qui ne tarit jamais. » (Amos 5.24)

Lectures proposées

o Psaumes 1 (mémorisation)
o Amos 5:21-24
o Romains 5:1-5
o Galates 5:13-26
o 1 Corinthiens 13.1-13