Le soir venu, comme c’était le jour de la préparation, c’est-à-dire la veille du sabbat, Joseph d’Arimathée arriva. C’était un membre éminent du conseil, qui attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il osa se rendre vers Pilate pour demander le corps de Jésus. Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit venir l’officier et lui demanda si Jésus était mort depuis longtemps. Une fois renseigné par l’officier, il fit remettre le corps à Joseph. Joseph acheta un drap de lin, descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le drap de lin et le déposa dans un tombeau taillé dans la roche. Puis il roula une pierre à l’entrée du tombeau. Marie de Magdala et Marie la mère de Joses regardaient où l’on déposait Jésus. – Marc 15.42-47 –

Demain, nous ferons la fête. Demain, nous découvrirons la réalité du « déjà, mais pas encore », une phrase utilisée par les théologiens pour décrire les temps dans lesquels nous vivons.

D’un côté, le royaume de Dieu est déjà venu en la personne de Jésus. Quelle bonne nouvelle ! Le Dieu-homme incarné est mort sur la Croix ; sa mort et sa résurrection détruisent Satan, le péché et la mort (Hb 2.14).

D’un autre côté, le royaume parfait qu’Il mentionnait paraîtra lorsqu’Il reviendra sur terre. D’ici là, nous vivons ce que nous appelons la réalité du « déjà, mais pas encore ».

Pâques célèbre cette merveilleuse tension :

La vraie vie a été accordée à ceux qui croient en Christ.
• Nous avons un nouveau cœur (2 Co 5.17)
• Nous avons été rendus à la vie en Christ (Ep 2.5)
• Nous avons reçu un esprit d’adoption (Ro 8.15-16)

Mais beaucoup de choses doivent encore se réaliser.
• Nos corps seront transformés, par seulement nos cœurs (2 Co 15.50-55)
• Nous serons ressuscités comme Christ (Ro 6.5)
• Nous vivrons pleinement l’adoption (Ro 8.23)

Le salut de Dieu est à notre portée ! Il est entier et, en même temps, il est à venir. Nous plaçons notre confiance en Jésus qui, par sa mort, a déjà délivré son peuple de l’esclavage du péché. Par sa résurrection, Il a déjà vaincu la mort, notre pire ennemi. Pourtant, il ne nous a pas encore été donné de vivre dans un monde sans péché, sans mort et sans douleur. Son royaume n’est pas encore pleinement établi. Il nous a promis qu’Il reviendrait et Il le fera.

D’ici là, nous marchons avec Lui par la foi. Nous espérons son retour, sachant que Dieu ne rompt pas ses promesses. S’Il est fidèle aujourd’hui, nous sommes assurés qu’Il fera ce qu’Il a annoncé. Jésus a inauguré le règne de Dieu de sorte que nous trouvons déjà des éléments du futur dans notre présent. Un jour, au moment voulu, notre réalité fera place à la plénitude et à l’intégralité du règne de Dieu en Christ. Son royaume sera entièrement établi, une nouvelle terre de justice. Un pays de promesses, de vie, d’abondance, de satisfaction, de délice et de repos.

J’entendis une voix forte venant du ciel qui disait : « Voici le tabernacle de Dieu parmi les hommes ! Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, il sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu. » (Ap 21.3-4)

Réflexion :

1. Avez-vous vu Dieu travailler dans votre cœur et dans votre esprit pendant cette période de Carême ?
2. Quels sont les domaines de votre vie que vous aimeriez voir transformés en profondeur par la victoire à la Croix ?

Toi qui donnes la vie, nous voulons transmettre à tous l’espérance qui coule de la Croix. Qu’éclate ton amour là où règnent la douleur et l’affliction. Que le droit écrase l’injustice. Que la foi persiste là où l’espoir est détruit. Que ta passion amène la paix. Ne laisse pas la peur nous paralyser, mais que ton pardon nous rassure. Dieu éternel, que la lumière de la Croix traverse le silence des ténèbres et touche nos âmes. Toi qui as porté toute la douleur du monde, aie pitié de nous. Toi qui donnes la vie, aie pitié de nous. Dieu de grâce, aie pitié de nous. Amen.

Extrait de Journey to the Cross: Readings & Devotions for Lent de Kendal Haug et Will Walker.
Librement traduit de l’anglais par Eunice Parodi.